La ferme du Grand Béon 2016

Une saison à la Ferme du Grand Béon

La compagnie Trafic de Styles s’est proposée de mettre la Ferme du Grand Béon en effervescence artistique et culturelle de mars à octobre 2016.

Le projet Art en culture, moisson d’été était une invitation à partager tout au long de l’année des rendez-vous dans un lieu de travail, de ressources, de rencontres artistiques ouvert sur des champs esthétiques en variation autour du « corps ». Dans cette démarche, la danse dans nombres de ses expressions était conviée, et plus largement des arts vivants tels que le cirque, le théâtre, les arts de la glisse et de l’extrême, les arts d’adresse corporelle.

Lieu de partage artistique et humain, la compagnie Trafic de Styles en lien avec le CAC ,  s’est attachée à mettre en lien, dans le travail et dans le plaisir, des populations d’horizons variés dont la rencontre est parfois improbable : habitants du territoire, enfants scolarisés du secteur, adultes, adolescents, séniors, artistes professionnels, amateurs… dans une palette de propositions qui s’entrecroisent.

La démarche s’est voulue participative en faisant appel à des chantiers collectifs ; chantiers de construction/rénovation de la ferme , chantiers de paroles et de réflexion, chantiers de pratiques et tissages artistiques.

Le projet s’articulait autour de différents axes qui permettent de croiser les actions, les acteurs, les publics :

  • L’accueil de compagnies et artistes en résidence de travail

    • Accueil de Yaman Okur, danseur et chorégraphe hip hop de renommée internationale.

      Résidence de 15 jours de la Compagnie A2R pour une première étape de création du Ruy Blas de Victor Hugo, mis en scène par Roch-Antoine Albaladéjo.

    • Résidence de la compagnie Kor’sia, lauréats du prix Synodales 2015 constituée de danseurs issus des ballets de Madrid. Elle investira les lieux pour 4 jours de travail début octobre.

    • La Cie Nop (Yann Bernard, jongleur, manipulateur), de Valence

    • La Cie A&O (Joel Colas, clown, de Saint André en Terre Plaine

    • Elodie et Isabelle Franques, artistes de danse/théâtre, Clermont Ferrand

    • Arthur Benhamou pour un travail solo en cours de danse contemporaine / claquettes, Yvelines.

Plusieurs de ces projets ont été accueillis au Grand Béon fin 2015 pour des étapes de travail et se poursuivront en 2016 au gré des disponibilités des artistes.

  • L’accueil de groupes amateurs
    S
    colaires, collégiens, lycéens, adultes engagés dans une démarche de construction ou de réalisation artistique de spectacle vivant

En fonction des demandes et besoins des projets accueillis, l’équipe du Béon met à leur disposition un cadre de travail personnalisé, un accompagnement artistique, une logistique technique et d’accueil du public dans des conditions professionnelles.

    • Accueil des Rencontres départementales de l’UNSS Danse .

    • Reconduction du projet de résidence artistique scolaire campée mené depuis plusieurs années par Michèle Poirier, professeur d’EPS au Collège Gaston Ramon de Villeneuve l’Archevêque. L’accueil au Grand Béon est la finalisation du projet de création artistique présenté sur scène, en public : une occasion précieuse de faire venir des familles qui n’ont parfois jamais mis les pieds dans un lieu de spectacle.

    •    28 élèves de différentes classes de 1ère au Lycée P&M Curie de Sens, sous la responsabilité d’Isabelle Guichon, professeur d’EPS, viendront présenter en public une restitution de l’atelier/création autour du corps burlesque animé par S. Lefrançois. La date reste à déterminer.
    • Organisation d’un week end de théâtre amateur auquel seront associés le Théâtre de l’Impossible et le Théâtre Tô (Soucy), deux compagnies fidèles du lieu dont le travail remarquable a déjà conquis son public au Béon. D’autres compagnies amateurs viendront compléter la programmation de ce week end.

 

 

 

 

 

 

 

  • Des rencontres entre les acteurs du territoire :

    • Ces rencontres ont été inaugurées par le festival « Sans mes crayons », qui met en place un regroupement de projets artistiques menés par des écoles et propose aux enseignants d’associer la présentation des réalisations des élèves à des temps de reflexion et tables rondes autour des thématiques communes. 6 classes sont pour l’instant engagées.

  • La diffusion de spectacles en travail :

    • LA NUIT DES GIBOULÉES ouvrira la saison, par une promenade de spectacles insolites sur tout le site du Grand Béon, dedans et dehors, éclairée aux braseros. Soupes, gourmandises et soirée dansante réchaufferont la fête. Cet éclat de propositions permettra aussi à la compagnie Trafic de Styles en résidence au Béon de présenter les axes sur lesquels elle compte œuvrer durant la saison.

  • Moment phare et rassembleur, MOISSON D’ÉTÉ sera le moment de récolte artistique en invitant sur scène les « pépites » produites ou découvertes dans nos murs pendant la saison.


 

 

 

 

 

 

  • Des stages :

A destination du tout public et de publics en démarche professionnelle, ces mises en pratiques encadrées par des spécialistes participent de l’appropriation pour chacun de langages, matières et méthodes pour construire l’emergence et l’accomplissement de sa propre expression.

    • Le Tango a été mis à l’honneur à trois moments de l’année, dans une version revue et corrigée par le collectif Tangible. C’est autour de ces stages, que le regard artistique et les capacités en terme de propositions pédagogiques vont être à inventer par la compagnie Trafic de styles pour questionner : en quoi le tango peut redevenir une danse populaire et contemporaine, donc vivante ? Quels en sont les fondamentaux ? Comment la création peut s’inviter dans les modes de fonctionnement ?

    • Un summer camp hip hop a réuni différents intervenants. Le summer camp hip hop est avant tout un lien pour organiser la rencontre de différents acteurs de la discipline, attiser les bénéfices d’échanges possibles entre les danseurs du territoire provenant de lieux et d’écoles différents. Les stagiaires se verront proposer d’alterner leurs enseignements, « à la carte » sur une semaine.

    • Un stage de danse contemporaine  conduit par Mic Guillaume, en collaboration avec Claire Bournet et Sébastien Lefrançois, avec la proposition sous-jacente de passer de l’état de consommateur de danse à l’état de créateur.